LE DIAGNOSTIC DE LA NASH

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LA COMPLEXITE DU DIAGNOSTIC

Si la masse des patients à traiter est importante, il faut bien distinguer des patients atteints de ceux qui sont diagnostiqués. En effet la NASH n’est, à ce jour,  pas facile à diagnostiquer et cela peut expliquer que l’on soit arrivé à une telle épidémie sans que les voyants des radars de la santé publique ne se soient éclairés plus tôt.

La seule façon de diagnostiquer de manière fiable une NASH chez un patient est actuellement l’analyse histologique d’une biopsie de foie. Une biopsie n’est pas un geste anodin: il comporte un risque et peut être douloureux. Ce n’est donc pas une méthode de diagnostic de large échelle mais un acte prescrit (et accepté) lorsque de nombreux autres facteurs cliniques donnent un faisceau de présomptions suffisant pour qu’un pré-diagnostic soit posé.

Or ces facteurs, souvent métaboliques, ne sont manifestes que dans les cas avancés de la pathologie. C’est une des autres raisons qui ont conduit, à juste raison, certains analystes à limiter le marché du NASH à ces seuls patients, presque tous diagnostiqués.

Mais, comme nous venons de le voir, si on ne peut diagnostiquer que les patients avancés dans la maladie on va vite se trouver devant un problème de santé publique majeur.

Quelles peuvent être les solutions des agences de santé pour éviter cela ?

  • Faire un très gros effort d’information auprès des praticiens afin qu’ils recherchent la maladie, car beaucoup n’ont découvert l’existence de cette maladie que très récemment et la connaissent peu.
  • Mettre les bouchées doubles avec les laboratoires pour trouver rapidement des techniques de diagnostic avancées et non invasives (biomarqueurs).
  • Se contenter, en attendant une technique de diagnostic très fiable, d’indicateurs intermédiaires non totalement discriminants et autoriser, sur la base de cette suspicion corrélée de NASH, un traitement préventif chronique ayant le meilleur profil de sécurité possible et ayant fait ses preuves dans son action sur l’évolution de la maladie (ce traitement curatif étant prescrit à plus faible dose et en préventif sur une large échelle dans la population à risque comme celle atteinte d’un NAFLD). C’est exactement ce qui a été  fait pour la prévention des maladies cardio-vasculaires avec les statines.

 

De nombreux laboratoires, et en particulier GENFIT, ont bien compris cela et travaillent depuis de nombreuses années sur une méthode de diagnostic multicritères s’appuyant sur un ensemble de biomarqueurs corrélés par un système de scoring informatisé.

Un tres bon article sur une intervention de mars 2016  du Dr Julien Verniol concernant le diagnostic de la NASH est disponible sur MedScape


Les differentes méthodes de diagnostic en cours de développement sont détaillées ICI



Vous pouvez aussi lire ici  un très bon article (en anglais) sur l’état des lieux en matière de diagnostic.

On peut donc espérer que d’ici une année ou deux des systèmes fiables de diagnostic seront validés par les agences. Si cela n’était pas le cas et  au vu de l’urgence sanitaire, on peut compter sur les agences sanitaires pour se contenter de méthodes de diagnostic imparfaites, et mettre en place une opération prophylactique à condition qu’elles aient sous la main un traitement chronique présentant une excellente sécurité. 

  




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