CERTAINS INVESTISSEURS DOUTENT MAIS LE TRAITEMENT DE LA NASH RESTE UN MARCHE VIERGE COLOSSAL 

il est curieux, à notre époque, de lire encore que,  ce que l’on ne voit pas n’existe pas …  Pasteur se retournerait dans sa tombe !


Devant l’effondrement du cours boursier de la biotech INTERCEPT devenue le leader médiatique du traitement de la NASH et de celle de son rival GENFIT dans une moindre mesure, certains investisseurs argumentent à posteriori en sous entendant que ce serait du a une surestimation de la taille du marché du traitement de cette maladie inconnue il y a encore 15 ans.

 

Certains vont même plus loin en évoquant un phénomène de mode pour une maladie que finalement personne n’a jamais rencontré dans son entourage et dont personne ne se plaint à longueur de journée.  Les conspirationnistes en herbe parlent même de maladie inventée pour enrichir les laboratoires.

 

Suite à quelques discussions intéressantes sur ce sujet, j’ai décidé de reprendre rapidement l’historique de la découverte de cette pathologie et de démonter des arguments stupides car ignorant la réalité des faits.


Contrairement a certaines pathologies poussées par les laboratoires il est a noter que la NASH est une découverte de spécialistes hépatologues dans les années 2000 qui ont vu dans leurs services un accroissement significatif de patients atteints de cirrhose alors qu’ils juraient qu’ils ne buvaient pas d’alcool.

 Comme la principale cause documentée de la cirrhose hors infections virale était l’alcool, ces patients étaient souvent classés comme des affabulateurs buvants en cachette.

Dans un article de Paul Angulo paru en avril 2002 dans le New England Journal of Medicine  l’auteur présente enfin un panorama de cette nouvelle maladie du foie enfin reconnue.

Contrairement à ce que certains voudraient nous faire croire, ce ne sont pas les laboratoires pharmaceutiques qui se sont alors rués sur cette maladie mais biens les agences de santés qui, en analysant les différentes études de prévalence publiées entre 2002 et 2011, se sont aperçues de la bombe à retardement qu’ils allaient devoir gérer dans les années à venir.

Car cette maladie, qui n’existait quasiment pas il y a 20 ans , au point même que les spécialiste déniaient  son existence, se développe de manière exponentielle , suivant en cela la courbe de l’obésité dans le monde. C’est, comme le diabète de type 2 qui suit une courbe identique, un dérèglement métabolique majeur lié a l’évolution du mode de vie et d’alimentation de la population mondiale.

Cette maladie est totalement silencieuse (comme le diabète de type 2) jusque à un stade ou, les effets induits, quasi irréversibles, la font se découvrir. 

Le foie étant un organe ayant des capacité de régénération exceptionnelle il lui faut un moment pour arriver au point ou, ressemblant alors à une éponge, il jette l’éponge !

 

C’est pour cela que si vous cherchez autour de vous , vous n’entendrez pas d’ami parler de sa NASH ou d’une connaissance morte de la NASH .. 

Mais les agences de santé publique dont le travail est d’anticiper sur les potentielles crises sanitaires savent bien que si rien n’est fait rapidement, des amis de plus en plus nombreux vont vous parler de leur NASH et s’inquiéter qu’on ne leur propose aucun traitement.. car il n’existe aucun traitement validé a ce jour.

 

Dans un récente interview , le Dr Rohit Loomba (an expert in the clinical management of chronic liver diseases who holds a joint appointment in the Division of Gastroenterology in the Department of Medicine and the Division of Epidemiology in the Department of Family and Preventive Medicine, University of California at San Diego School of Medicine) explique que, selon lui, à ce jour, seulement 2% à 5% des patients ayant une NASH avancée sont diagnostiqués et que sur la population américaine uniquement, 2 millions de patients diabétiques de type 2 ont une cirrhose ou une fibrose très avancée sans le savoir. 

Dans une étude de taille pourtant réduite il a même découvert un patient NASH qui s’ignorait et qui avait un cancer du foie.

 

Car rien ne permet de deviner que l’on a une NASH et quand on le découvre il est souvent trop tard.

 

Alors on peut ironiser sur cette maladie dont on ne connaît aucun malade mais le jour où la méthode de diagnostic par une simple prise de sang sera opérationnelle, il y a énormément de chances que l’on découvre une hécatombe de malades qui s’ignoraient autour de nous.

 

Suite à cette prise de conscience ce sont les agences FDA et EMA qui ont été moteurs pour stimuler la recherche d’un traitement, elles ont même incité des laboratoires a lancer des études sur le sujet alors que ces labos ciblaient initialement plus le diabète ou les fibrose hépatiques virales. Il suffit de voir le nombre de statuts de ’FAST TRACK’ ont été accordés par le FDA pour les indications NASH pour comprendre à quel point ils font feu de tout bois pour trouver un traitement ..

 

Et pourtant, la prise de conscience de l’étendue de la pathologie et de la taille du marché a été longue entre 2002 et 2015.

Les études de prévalence successives ont été de plus en plus alarmistes, avec une prévalence estimée de 2% a 4% de la  population en 2004 , la FDA a reconnu en 2014 que son estimation de prévalence avait été recalée à une fourchette de 12% à 17% de la population adulte, ce qui est énorme.

 Pour comparer on estime que 5% de la population adulte vivante a eu ou a un cancer et ce, tous cancers confondus.

 

Aujourd’hui le marché du traitement futur de cette maladie  à été estimé par des analystes financiers à 35 milliards de $ en 2025. L’ensemble des projections semble cohérent avec cette estimation.

Les malades sont de plus en plus nombreux dans les centres d’hépatologie et deux traitements pourraient être seuls sur le marché en 2019/2020 :


  • L’Elafibranor de GENFIT
  • L’OCA d’INTERCEPT

 

Soyons surs qu’ils sont attendus avec impatience de par le monde..

 

 Prenez le temps de lire ICI une approche structurée et prudente de ce marché 

 

 


 





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