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L’ATONIE DU MARCHE BOURSIER FRANÇAIS DES BIOTECHS EST DESESPERANTE

NPFcol


Lorsque l’on regarde avec attention le monde de la bourse française face aux valeurs de la biotechnologie, on constate avec stupeur la frilosité, l’incompétence et parfois même l’intention de nuire des investisseurs institutionnels Français.

La France peut s’enorgueillir d’abriter une des meilleurs communauté mondiale de chercheurs et scientifiques dans la biotechnologie, d’avoir des entreprises de biotechnologie parmi les plus innovantes, mais  elle peut se lamenter d’avoir les investisseurs institutionnels déplorablement les plus frileux, incompétents et même hostiles quand il s’agit de les financer, valoriser ou soutenir.

A part quelques analystes financiers spécialisés qui connaissent leurs dossiers et qui se comptent sur les doigts d’une main, il n’existe pas vraiment en France d’investisseurs regardant les Biotechs comme de futures sources de profits comme cela est perçu outre atlantique.

Pour la majorité d’entre eux, par méconnaissance ou incompétence, une biotech est une valeur à risque, sur laquelle on peut caler un robot prudent pour faire quelques profits a la hausse ou a la baisse rapidement mais ce n’est pas un investissement.

Par exemple, une grande banque française ( BNP) qui se targue d’accompagner le développement de l’économie réelle est prise la main dans le sac lorsque on découvre que discrètement elle parie des centaines de milliers d’euros sur la baisse du cours d’une de nos belles pépites française qu’est GENFIT en vendant à découvert des actions. Et ce faisant contribue  et montre  à tous qu’elle souhaite la baisse de la valorisation de la société ce qui pourra l’empêcher de se financer correctement dans le futur. 

Cet exemple est caractéristique du double langage de ces institutions financières qui font de l’argent en pariant sur l’échec de nos entreprises au lieu de parier sur leur succès.

Comment demander aux français d’investir dans l’économie réelle en investissant dans les entreprises en bourse lorsqu’ils découvrent que leur banque joue discrètement contre leur investissement. Le pire c’est que la régulation boursière dans ce cas précis ne permet pas au petit porteur de parier lui aussi sur la baisse du titre, on ne lui laisse que la possibilité d’investir en pariant sur la hausse, la banque, elle, a accès aux outils qui lui permettent de parier contre l’investissement de ses clients et elle ne s’en prive pas. La finance et la morale ne font pas bon ménage, une banque comme la BNP peut donc faire perdre de l’argent à ses clients pour en gagner elle même.  Il va de soit que tout cela n’est possible que dans la discrétion la plus complète. 

On peut aussi compter sur l'incompétence notoire des investisseurs parisiens dans les Biotechs.

Aujourd’hui, la réaction des investisseurs devant la moindre hausse de cours de plus de 20% d’une Biotech est la vente immédiate pour prendre sa plus value. On peut critiquer cette méthode mais comme cette dernière est auto réalisatrice, depuis quelques années les cours des Biotechs européennes leur donnent raison. 

Je soupçonne même que tous les robots des traders sont calés sur ce principe. Le problème est que maintenant, à la moindre hausse  de cours c’est celui qui sortira le plus vite qui s’en sort le mieux et, de ce fait, le pourcentage de hausse après lequel l’investisseur ou son robot, vend, ne fait que baisser ce qui conduit depuis un an à une atonie totale des cours de bourse, la moindre montée de quelques pourcents est immédiatement vendue, empêchant toute progression des cours. 

Or les gros investisseurs, qui ont accès à des outils interdits aux petits porteurs, ne pouvant jouer les cours à la hausse en gagnant suffisamment, les jouent maintenant aussi à la baisse pour  amplifier leur profit sur les petites fluctuations restantes.

Le résultat est que les investisseurs se retirent progressivement des Biotechs Française dont les cours sont tellement encadrés par les robots qu’aucune progression ne semble plus possible. Il en ont déduit qu’il n’y avait plus de potentiel de gain immediat dans les biotechs , et pourtant à long terme, le potentiel reste énorme !

Cela n’est pas du a la qualité ni au manque de potentiel de nos Biotechs, c’est du a l’incapacité du marché parisien de considérer ces dernières comme autre chose qu’un terrain de jeu de court-terme.  Les vrais investisseurs sont devenus très rares.

Je peux facilement comparer avec les pratiques d’outre atlantique car sur un segment  particulier que sont les Biotechs ciblant la NASH, je me considère maintenant comme un spécialiste de ce marché et j’ai passé des heures interminables à l’évaluer ainsi que l’ensemble de ses acteurs.

Fin 2017 j’ai essayé d’établir un portefeuille virtuel rassemblant les Biotechs mondiales et les laboratoires qui me semblaient les plus prometteurs sur ce marché.  De ce portefeuille virtuel contenant des valeurs boursières pondérées, j’ai extrait un indice, le NASH Portfolio Index avec une base 100 au premier janvier 2018.

 


L’index est actuellement proche de 170, c’est a dire plus 70% en 6 mois.

Cet indice contient initialement 35% d’actions GENFIT du fait de sa position dans le peloton de tête tant scientifique qu’en terme d’avancement. Or la valorisation de GENFIT n’a pas bougé en 6 mois malgré un enchainement de bonnes nouvelles, car ces dernières ont immediatement été vendues.


Simultanément on a vu des valeurs US ou israéliennes cotées au NASDAQ avoir des progression de + 200% ou + 300% pour des résultats scientifiques contestables et peu ou pas supérieurs à ceux de GENFIT alors que leur potentiel accès au marché aura deux ou 3 ans de retard par rapport à la date prévisible d’AMM de notre pépite Française.


Le graphe ci dessous montrant l’évolution du poids relatif des valeurs au sein de l’index est sans appel.


 



Le poids de GENFIT qui était à l’origine de 35% dans l’index n’est plus que de 22% au bout de 6 mois.

L’ensemble des valeurs  présentes au NASDAQ à fortement  progressé sur la période au fur et a mesure que l’accès au marché se précise et que la taille gigantesque de ce marché ( voir ici l’analyse du marché ) se confirme. 

Mais GENFIT ne bouge pas d’un poil et on découvre même il y à quelques jours que la BNP parie discrètement sur sa baisse. 

C’est un constat amer, l’absence de compétence en biotechnologie chez les analystes ( à part quelques uns comme monsieur Guerin), l’absence de vrais investisseurs pariant sur la durée, la prédominance de financiers jouant sur les petites variations de marché plutôt que sur de la croissance long terme font que le marché parisien reste et restera toujours un casino réservé aux fonds spéculateurs et incapable d’accompagner l’économie réelle.

Les sociétés Biotechs françaises, ont donc comme seule solution de quitter ce marché parisien incompétent et d’aller se faire coter au NASDAQ, tant pis pour la place parisienne ! l’incompétence se paye toujours un jour!

Loin de moi l’idée de croire que la finance peut s’auto réguler, le profit immédiat et facile primera toujours sur les investissements long terme et les banques françaises ne font pas exception à la règle. Mais contrairement aux Etats Unis ou une très grande masse des américains détiennent des actions de leurs sociétés nationales et ou les class-actions contre les institutions financières scélérates sont monnaie courante, En France l’investisseur particulier reste très minoritaire et peu respecté par les institutions financières.

Le gouvernement a déclaré vouloir que l’épargne des français soit un peu plus orientée vers l’économie réelle que vers des produits financiers.

Je lui souhaite bien du courage. Car il va falloir donner confiance aux Français dans la régulation et l’impartialité des acteurs boursier. 

Découvrir que sa propre banque française joue contre vos investissements dans les entreprises françaises ne va pas aider.

 

 G Divry


"Il va se soi que, n’étant ni médecin ni biologiste, ni analyste financier, mon point de vue n’est que celui d’un amateur éclairé , il faut donc le prendre pour ce qu’il est, un point de vue contestable."




ET SI LA REMONTEE DES TAUX ETAIT UNE OPPORTUNITE POUR LES BIOTECHS? 2


Le sentiment partagé est que la remontée des taux va rendre les placements obligataires plus attractifs au détriment des marchés actions.  Ce sentiment crée un début de sortie des investisseurs des marchés et, comme toujours, les spécialistes nous expliquent qu’ils commencent par fuir les investissements les plus risqués. 

Conséquence, aggravée par les algorithmes à peu près tous programmés de la même manière, une chute aggravée des Biotechs qui perdent en général deux à trois fois plus que les indices. 

Je suis prudent devant les sentiments partagés car il résultent souvent de la mise en application de lieux communs alors que justement, ceux qui performent sont ceux qui savent extraire d'une masse informe  les quelques joyaux invisibles aux yeux de la grande masse du commun des mortels.

Quelle va être la problématique de la majorité des gestionnaires de fond dans un marché action ou les rendements moyens vont de nouveau  se trouver concurrencés par des rendements obligataires bien moins risqués ? 

Et bien cela va être de sortir de leur train-train des deux dernières années ou il suffisait d’acheter des actions, parfois à des prix ahurissants (AMAZON à 120 fois ses bénéfices) pour récupérer sans raison, par le biais des plus values, des profits conséquents et rapides.

Il va falloir de nouveau équilibrer ses portefeuilles avec des valeurs défensives avec peu de rendement mais surtout, si l’on veut faire mieux que les taux obligataires, prendre quelque risques sur des valeurs à très fort potentiel.

Or avec un bon stock picking et des analystes spécialisés compétents, les Biotechs sont des candidates idéales. 

1- Leur valorisation à fortement baissé depuis deux ans du fait que leur rapport bénéfice / risque les défavorisait dans un marché bullish ou il suffisait de se baisser pour ramasser des profits.

2-Beaucoup de Biotechs ont avancé dans leurs études pendant ces deux ans et se sont rapproché de leur potentiel accès au marché ce qui fait que, pour un grand nombre d’entre elles, le risque a fortement diminué et le potentiel de profits augmenté. 

Avec le retour d'un marché plus volatil, ou les profits vont de nouveau s’appuyer sur la qualité des portefeuilles, les gestionnaires pourraient bien réintégrer rapidement certaines des Biotechs les plus prometteuses dans leur stock picking avant qu’elles ne soient  trop chères.

 



 G Divry


"Il va se soi que, n’étant ni médecin ni biologiste, ni analyste financier, mon point de vue n’est que celui d’un amateur éclairé , il faut donc le prendre pour ce qu’il est, un point de vue contestable."





LE MARCHE BAISSE? DE QUOI PARLE-T-ON ?


Aujourd’hui je lis des forums catastrophés par la baisse des marchés boursiers,  et les Biotechs baissent largement plus que les indices, comme d’habitude.

Alors le marché baisserait ?  de quoi parle-t-on ?

Du marché boursier du jour, des variations quotidiennes du sentiment d’investisseurs dont le crédo est de papillonner de valeurs en valeurs telles des moineaux dans un champ de blé  pour grapiller des plues values et s'envoler en panique à la moindre ombre suspecte.

Au delà de la volonté toute personnelle de soutenir des sociétes cherchant à soigner des gens ( meme si il est bien entendu que cela est aussi pour faire des profits), j’ai investi dans quelques valeurs qui ciblent un marché qui ne baisse pas, il ne fait même qu’augmenter de jour en jour.

Car lorsque l’on est un investisseur long terme, ce qu’il faut regarder c’est bien sur quelle tendance est le marché ciblé par ses investissement.

Dans le cas du traitement de la NASH on est dans un cas d’école.

TOUS les chiffres publiés années apres années montrent que la tendance de croissance de cette pathologie est lourde et ne fait que s’accélérer, elle suit inexorablement la courbe de l’obesité et du diabète. Mais a contrario de cette derniere pathologie dont le taux de diagnostic et de soins est déja très mature, avec la NASH on est sur un terrain vierge de traitements.

Des patients toujours plus nombreux, et pas de traitements. Un enfant de 3 ans verrait le probleme, il va falloir soigner ces patients !

 Certe, Le coût sera peut être élevé mais aucune civilisation digne de ce nom ne peut laisser entre 5 et 10% de sa population malade sans réagir.

J’ai déja montré dans une étude détaillée que si seulement 3% de la population malade de la NASH des grands pays industrialisés etait pris en charge, le coût des traitements avoisinerait déja 25 milliards de $.  

3% des malades seulement, vous avez bien lu ! en France le taux de prise en charge du diabète avoisine les 70% des patients atteints.

Alors on peut expliquer que le systeme de santé ne pourra pas supporter un tel poids, que le prix des médicaments chutera donc rapidement, on peut tout minorer, pondérer, mais les faits sonts là, le nombre de patients à soigner ne fait que croître !

 Le marché boursier baisse en ce moment, mais le futur marché de la NASH ne fait que croitre. Et c’est bien ce que doit regarder un investisseur long terme, le reste n’est que péripéties et mouvement brownien!  


G Divry


Il va se soi que, n’étant ni médecin ni biologiste, ni analyste financier, mon point de vue n’est que celui d’un amateur éclairé , il faut donc le prendre pour ce qu’il est, un point de vue contestable.



DIGRESSIONS SUR GENFIT

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Les investisseurs français font vraiment pitié.

Le secteur des Biotechs françaises est un des plus beau fleuron du savoir faire français avec des entreprises innovantes que de nombreux pays nous envient  et malgré cela les investisseurs et fonds français qui achètent des Biotechs achètent des américaines.

L’exemple de Carmignac et de la tôle magistrale qu’ils se sont pris  en investissement outrageusement dans Intercept pharmaceutical, concurrente américaine directe d’une pépite française GENFIT  rappelle que, contrairement aux US , en France le patriotisme économique n’est pas de mise , au contraire, chez les fonds français, à part quelques exceptions le French bashing est de rigueur

Alors quand leurs préjugés les amènent à se prendre une grosse tôle, cela apporte un peu de satisfactions à ceux qui soutiennent contre vents et marées le savoir faire national dans la recherche clinique.


Si l’on Examine le cas GENFIT on ne peut qu’être atterrés de la misérable valorisation de cette Biotech.

Et pourtant  chaque jour amène son lot de bonnes nouvelles , mais les robots restent programmés par les fonds sur une valorisations ridicule.

 

Pour résumer :

On a un marché vierge sur une pathologie qui vient d’être qualifiée de la plus importante progression de prévalence jamais constatée. Ce marché est estimé selon les spécialistes entre 20 et 40 milliards de dollars annuels et devrait prendre son envol dès 2020.

On a une soixantaine de molécules en phases d’études avec des avancements divers ce qui montre l’intérêt de tous les gros laboratoires dans le monde pour ce marché colossal.

Seules une poignée de molécules peuvent esperer être sur le marché avant 2023 et les deux les plus avancées sont l’OCALIVA de Intercept Pharma et l’ELAFIBRANOR de GENFIT suivies du CENICRIVIROC d’Allergan et du SELONSERTIB de GILEAD.

 

Or en 2 mois on apprend :

  • Que l’OCALIVA fait l’objet d’un avertissement de sécurité par la FDA du fait de déces répétés de patients traités par cette molécule dans une autre pathologie.
  • Que les résultats du Cenicriviroc après deux ans d’étude clinique sont mauvais tant sur la NASH que la fibrose.
  • Que les résultats du SELONSERTIB  de phase 2 s’appuient sur une étude sans placébo, avec un nombre de patients ridicules.


Les molécules concurrentes sont donc bien mal en point !

Pendant ce temps là, l’ensemble des études complémentaires faites, tant in vitro que in vivo, sur l’ELAFIBRANOR confirment jour après jour son efficacité, tant sur la maladie que, ce qui est extrêmement important, toutes ses comorbidités.

Les spécialistes reconnaissent maintenant que du fait de sa sécurité d’emploi, l’Elafibranor a de grandes chances d’être prescris comme le médicament de première ligne contre la NASH.

Pour résumer on a en France un médicament qui caracole en tête de la course pour être le leader sur un marché de 30 milliards de dollars selon de nombreux spécialistes. 

La société ne valorise aujourd’hui que 700 millions et une batterie de robots se relayent jour après jour pour lui tenir la tête sous l’eau !

Cherchez l’erreur !

 


PS ceux qui ont suivi les analystes qui conseillaient il y a très peu de temps de rester a l’écart de Poxel doivent s’interroger sur leur compétence sur les BIOTECHS

 

UN PEU DE TEASING POUR GENFIT

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Un article récent de l’AFP relayé dans de nombreux médias et publié dans Science et Avenir présente la NASH avec un souci de vulgarisation.

Ce qui est intéressant dans cet article c’est l’extrait de deux prises de positions de Jean François Mouney, président du directoire de GENFIT.


La premiere concerne la possible acquisition de GENFIT par un Laboratoire Pharmaceutique.

"La probabilité d'être acquis par un grand groupe pharmaceutique reste très élevée", dit à l'AFP Jean-François Mouney, PDG de Genfit. "Mais on ne reste pas plantés sur notre chaise à attendre que le client frappe à la porte, on avance. Et plus on avance, plus on fait envie »

Cette déclaration est importante car, sans constituer une rupture majeeure avec le discours tenu jusqu’alors,  elle est néanmoins une inflexion notable des éléments de langages utilisés précedemment. 

Le message qui prévalait à ce jour etait le suivant :

  • 1 Genfit veut rester maitre de son destin, la stratégie preferée est l’etablissement d’accords de licence pour les USA et l’Asie et un co développement en Europe. L’objectif etant de faire de Genfit une Mid Pharma.
  • 2 Si un Labo se présente avec un gros cheque, son offre sera examinée.


Or la déclaration, forcément réfléchie et pesée de Monsieur Mouney laisse entendre que la solution 2 prend de la consistance. 

En parlant de probabilité très élevée d’un rachat par un grand groupe pharmaceutique, la société suggère indirectement que les offres directes ou les propositions techniques et  financières des laboratoires se rapprochent progressivement de la valorisation seuil qui pourrait permettre à une offre d’être examinée  avec bienveillance.

La seconde partie du message laisse sous entendre aussi que GENFIT travaille pour augmenter sa valeur chaque jour et que, de ce fait, la valorisation seuil monte chaque jour. 

Une facon, peut être,  de rappeler aux grands groupes pharmaceutiques que le temps ne joue pas vraiment en leur faveur. 


Il est à se demander à qui ce message est vraiment destiné  ?

  • Au marché, pour le préparer ?
  • Aux investisseurs, pour les inciter à booster la valeur ce qui facilitera la négociation ? ( bien que l’opération sur Tobira à montré que, dans ce genre de deals , la capitalisation boursière initiale peut être 10 fois inférieure au montant du deal sans que cela ne pose de problèmes)
  • Aux laboratoires pour leur signaler que l’on s’approche de la phase finale et qu’il est temps qu’ils précisent leur position ?


Dans tous les cas il semble que les choses s’accélèrent en coulisse.

La seconde information est une confirmation du coût du traitement pris en compte par les laboratoires dans les projections de marché

"A terme, les prix dans la NASH devraient toutefois rejoindre ceux des antidiabétiques oraux, soit autour de 13-15.000 dollars par an aux Etats-Unis et environ deux fois moins en Europe, selon M. Mouney. »

Il est à noter que ces valeurs rejoignent peu ou prou les valeurs retenues par NASHBIOTECHS dans son simulateur de marché ce qui permet de confirmer les estimations de chiffre d’affaire prévisionnel à compter de 2021.

Un chiffre d’affaire annuel  prévisionnel dépassant en pointe les 6 milliards de dollars donne une bonne indication sur la valorisation minimale qu’espere GENFIT d’une offre d’un gros laboratoire.

 J’ai ma petite idée sur cette valorisation mais je laisse chaque lecteur procéder à sa propre estimation.




NASH - GENFIT- RUMEURS FAITS ET VERITES

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Aujourd'hui, une rumeur relayée par Bloomberg allègue que «Genfit (GNFTF) travaille avec des conseillers pour explorer une vente, des accords de licence ou des partenariats»

La seule nouveauté est que GENFIT "travaille avec des conseillers", sinon nous savons tous depuis des mois que GENFIT explore les accords de licence ou les partenariats et est ouvert à une vente si l'offre est très généreuse, cela a été dit il y à déja des mois par le PDG lui-même.

Alors, où sont les nouvelles?

Peut-être que la rumeur  signifie que les négociations sont presque terminées ou qu’une offre est sur la table ?

À mon avis, il est un peu trop tôt pour un accord, mais on peut expliquer la rumeur et le début de la récupération de la valeur massacrée de GENFIT.

Quels sont les faits!

  • GENFIT possède seul tous les droits sur l’Elafibranor jusqu'en 2035
  • Elafibranor est incontestablement  l'un des deux leaders dans la course au traitement de la  NASH (avec l’OCA)
  • Elafibranor ne pose pas de problème de sécurité connu (autorisé de ce fait en essai pédiatrique)
  • Elafibranor peut atteindre le marché en 2019 grâce à un accord de Subpart-H
  • Elafibranor bénéficie du programme de diagnostic biomarqueur le plus avancé, également détenu par GENFIT
  • Elafibranor est cardioprotecteur
  • Elfibranor agit sur la résistance à l'insuline
  • Elefibranor est le seul médicament qui a démontré une réversion NASH significative dans un essai contrôlé.
  • Un article prospectif publié dans NATURE donne 30% du marché NASH à l'elafibranor d'ici 2025.
  • La trésorerie de Genfit est suffisante pour atteindre les résultats intermédiaires de la Phase 3 et l’AMM
  • Selon la derniere communication de l’entreprise, le recrutement de la Phase 3 se passe bien, conformément aux prévisions. (Depuis cet article , GENFIT a annoncé un leger retard sur le recrutement de l’ordre de 4 a 6 mois)


Tout est au vert, sauf le cours de bourse !


Pourtant GENFIT n’a pas besoin de se presser pour son partenariat ou autre deal, sa trésorerie les mets à l’abri pour un moment.

La valeur de l'entreprise est très très faible (1/5 de la valeur INTERCEPT) et a mon avis, aucun accord sur le capital ne peut être conclu sous 5 milliards $ et 10 milliards $ est plus proche de sa juste valeur.

Une remontée de la valeur est donc un préliminaire indispensable avant tout accord capitalistique. Dans ce cadre, les rumeurs ne sont pas toujours vraies mais peuvent aider à la remontée vers une valorisation plus raisonnable au regard des fondamentaux!

Au regard de ces faits,  GENFIT reste toujours une très bonne opportunité d’investissement même si les turbulences sur le titre sont loin d’être terminées !



UN ARTICLE SUR LA NASH DANS NEWSWEEK

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Je viens de lire l’article paru dans NEWSWEEK ce WE

Cet article intitulé 


NASH IS THE 21ST CENTURY’S LOOMING PUBLIC HEALTH THREAT

BY  ON 1/30/16 AT 2:50 PM


Présente la NASH et ses problématiques de santé publique.

Pour une fois les entreprises citées sont bien choisies comme le montre un extrait traduit ci dessous :

"Parce il n'existe pas de traitement ou de remède pour la NASH, plus d'une douzaine de sociétés pharmaceutiques et biotechnologiques sont dans une course pour mettre le premier médicament sur le marché. Bien que de grandes entreprises comme Gilead, Bristol-Myers et Sanofi soient impliqués, les petites structures Intercept et Genfit sont en tête du peloton avec des essais de phase III prévus pour démarrer cette année. La récompense pourrait être massive: Les analystes prédisent que le marché pour un médicament NASH pourrait atteindre 35 milliards de $ ou plus en 2025. » 

Plus de favoritisme pour les entreprises US !!! Et quand on connait mon point de vue sur le devenir d’intercept dans la NASH, on devine ce que cela implique pour GENFIT en terme de parts de marché potentielles.

Il ne reste plus qu’aux investisseurs francais à se rendre compte quils ont une pépite sous leur nez !!!








Quelques remarques sur le cours et la stratégie de GENFIT

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Je lis de nombreux posts sur le passé, le présent et le futur proche du cours de GENFIT

Une fois n’est pas coutume je vais essayer de donner mon sentiment sur autre chose que le potentiel à long terme de la valeur. 

Ce n’est pas mon sujet et il y a longtemps que je n’ai pas donné autre chose que des projections long terme.

je constate simplement que les biotechs en général ne sont plus que des jeux de casino ou chaque news est comme une bille lancée sur le jeu de roulette, chacun place ses mises, et lorsque la news tombe, retire vite son argent du tapis pour attendre le jeu suivant.

On avait l’habitude de dire que les news etaient le moteur de la progression du cours d’une biotech, ce n’est plus vrai, on ne capitalise plus sur les news précedentes pour construire un parcours boursier coherent qui valorise progressivement la société au fur et a mesure de sa progression vers le marché et de la diminution des risques qui y sont associés.

Chaque avancée de la société crée une vague d’achats et de prises de bénéfices immediates qui ne profitent qu’un instant au cours. Les spéculateurs ne croient plus aux projets. ils surfent d’une news à l’autre pour grapiller quelques plus values … les cours s’envolent puis s’écroulent et en moyenne, ils stagnent 

Le paradoxe est que plus la société se rapproche de l’accès au marché, plus l’écart de valorisation entre le cours et les bénéfices que va retirer la société de ce marché deviennent importants. 

Certains se plaignent d’une stratégie de GENFIT  déficiente, je ne suis pas sur qu’ils aient vraiment pris la mesure de la problématique.

Il y a un paradoxe à constater que les annonces de partenariats stratégiques ne font plus monter les cours, du moins durablement, et de reprocher à GENFIT de faire cavalier seul au détriment du cours.

Le constat que nous venons de faire montre que toutes les news, mêmes les plus importantes, n’impactent plus vraiment les cours des biotechs dans la durée.

A qui profite cet état de fait ? Sans faire de machiavélisme on ne peut que constater que les valorisations faibles des biotechs favorisent les gros laboratoires pharmaceutiques à la recherche de nouveaux médicaments pour leur catalogue.

Les OPA hostiles ne sont pas courantes dans le monde des biotechs car les équipes scientifiques sont souvent très impliquées au capital et une offensive hostile risquerait de les faire fuir se qui diminuerait fortement la valeur de la société ayant une molécule en développement.

Toutefois, on peut imaginer qu’une biotech en phase d’AMM pourrait se retrouver la cible d’un laboratoire qui jugerait que ses équipes auraient la capacité de mettre seules le médicament sur le marché, sans l’équipe initiale, la phase de recherche étant quasi terminée.

Le gain principal pour les gros laboratoires est donc plutôt l’utilisation de ces faibles valorisations dé-corrélées du potentiel de gain lors des négociations de partenariats commerciaux. Le financement de la fin des études étant rendu plus difficile du fait de la sous capitalisation de la biotech, le gros laboratoire se trouve en position de force pour imposer ses conditions, et cela est d’autant plus vrai que l’accord se fait tôt dans les phases de recherches.

 

Dans ce contexte, quelle contre-stratégie peut donc développer une entreprise de biotechnologie ayant dans son catalogue un médicament ayant un futur potentiel de blockbuster, dans une phase de développement avancé ?

Ses dirigeants ont compris qu’ils n’avaient aucune influence possible sur le cours de bourse, et donc de leur valorisation, ils sont donc obligés de naviguer finement entre Charybde et Scylla. Certains de leurs actionnaires les interpellent en se plaignant de la faiblesse du cours de bourse, leurs besoins de financement pour permettre l’arrivée à l ‘AMM sont presque couverts par leur trésorerie, mais pas complètement, les laboratoires voudraient en profiter pour signer un accord que la biotech, ayant pris tous les risques, trouve leonin,  que faire ?

 

  • Premièrement, faire comprendre à ses actionnaires que l’entreprise travaille à construire un projet médical de grande valeur, seul garant de la solidité de leur investissement, que si les négociations prennent du temps, ce n’est pas pour brader cet investissement et que si cela passe par une valorisation boursière faible de la société pendant quelque temps cela n’est pas bien grave si le deal est bon à l’arrivée.


  • Deuxièmement, faire comprendre aux laboratoires en cours de négociation que la biotech peut se passer d’eux pour finir ses études cliniques. Il n’est donc pas envisageable de fermer des portes en terme de financement possible. Je suis effaré des réactions d’actionnaires qui s’inquiètent de voir le Président de GENFIT annoncer que le financement pourra être mixte, augmentation de capital, ou paiements upfront de partenariat alors qu’il semble clair que le moindre paiement upfront suffirait pour couvrir les dépenses à venir. Soyons un peu stratèges, un patron ne va pas annoncer sur les télévisions qu’il n ‘y aura pas d’augmentation de capital et que les partenariats suffiront, même si il ne se souhaite pas, bien au contraire. Si il faisait cela ce serait plomber les négociations en cours en envoyant le signal aux partenaires pressentis qu’il n’a plus d’autre solution que de signer avec eux.


  • Troisièmement mettre en place discrètement une solution alternative de financement au cas ou les négociations achopperaient. Une bonne stratégie prévoit toujours un plan B.


  • Quatrièmement, faire comprendre aux laboratoires en cours de négociation que très peu d’unités de recherche connaissent la NASH aussi bien que Genfit et que le labo perdrait beaucoup à vouloir y aller seul, ceci pour réduire le risque d’une OPA hostile. 


Ne pensez vous pas que Monsieur Mouney à déjà analysé tout cela mieux que nous le faisons ?

Cette période de négociation est forcément troublée, l’entreprise ne peut communiquer qu’a demi mots et ne peut que présenter ses objectifs, tout du moins ceux qui sont affichés sur la table de négociation, sans dévier d’un iotat. Il n’y a pas de place pour le double langage même si il peut y avoir de doubles pensées.

 

L’écart entre une valorisation potentielle très importante et un cours de bourse faible et chahuté se creuse chaque jour.

  • Genfit sait qu’il va falloir dénouer sa stratégie plusieurs mois avant la possible date de l’AMM car, pour profiter au plus vite de son avance, il faudra avoir mis en place tout le réseau commercial mondial bien avant l’autorisation.
  • Les laboratoires savent que plus ils tardent à signer plus le ticket sera cher.
  • Et quelques actionnaires pleurnichent ou quittent le bateau ne voyant rien venir.  Il y a du boulot pour les psys et les opticiens sur certains forum.


Pendant cette période, toutes les manipulations boursières sont possibles et ceux qui annoncent savoir quand elle va se terminer sont bien présomptueux, quand un élastique se tend jour après jour bien devin est celui qui sait quand il va lâcher. La seule chose dont je suis certain, c’est qu’un jour, sans prévenir, l’elastique va lâcher.


 



Ce qui m’énerve !

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On me fait souvent remarquer que je ne fais jamais de critique de la stratégie de GENFIT. 

Disons qu’il y a assez de monde qui s’en charge pour ne pas faire de surenchères… mais parfois certaines choses m’énervent.


GENFIT se concentre sur la communauté scientifique pour amener l’ELAFIBRANOR sur le marché, et sur ce plan, ils travaillent plutot bien.

Sur le plan de la finance, je sais par plusieurs biais que GENFIT fait regulierement le tour des banques, conseillers financiers, gérants de fonds pour présenter la société, et sur ce plan ils ont eu quelques succés avec l’entrée de fonds prestigieux au capital, mais malgré tout cela ils n’ont pas reussi à faire suivre la valeur par un analyste américain à l’exception d’Aletha Young de la DB en début d’année mais cette derniere aurait quitté la DB et il ne semble pas qu’un autre analyste de la banque suive encore la valeur.  Sur ce point, c’est un échec cuisant et disons le, incomprehensible.. aujourd’hui, seule l’entrée promise au NASDAQ pourrait induire un suivi de la valeur par les analystes US.

Sur le plan de la communication le tableau est mitigé, GENFIT participe à des évenements, donne des interviews, dispose d’une communication institutionnelle policée mais néglige fortement le travail de terrain sous jacent. Si la communication institutionnelle peine à mes yeux c’est que GENFIT ne fait pas le travail de fond sur les nouveaux terreaux de la communication.. 

Les journalistes installés , analystes et autres relais de communication sont des gens occupés, saturés d’informations quotidiennes et il faut leur macher le travail. C’est le role des dossiers de presse et des dossiers financiers .. toutefois cela ne suffit plus, lorsque un analyste ou un journaliste veut faire son travail sérieusement  il ne se limite pas au dossier de presse et au site internet de la société, il doit travailler sur l’environnement, recouper ses informations, chercher d’autres sources.  

Aujourd’hui son outil principal est internet pour aller trouver au plus vite vers les sources d’informations alternatives, et sur ce point GENFIT ne fait pas son travail.

Je vais donner un exemple précis : Wikipedia, on sait a quel point l’information présente sur Wikipedia est parfois sujette à caution, toutefois c’est le premier site visité lorsque l’on cherche des informations et liens sur un sujet précis, quitte à recouper les informations qui sont présentes par d’autres sources .. 

Il est essentiel qu’une Société comme Genfit tienne à jour les données concernant l’élafibranor sur Wikipedia pour maitriser sa communication, ce n’est pas bien compliqué, et comme je leur ai écrit, c’est l’affaire d’une après midi d’un stagiaire en communication bien briefé tous les mois. 

Et bien , rien .. 

La page Wikipedia de l’OCA est tres étoffée ( en anglais EN - et, un comble ... en Francais  FR ) avec de nombreux liens (18) sur les articles scientifiques qui les arrangent et des articles récents (2015) .. 

Celle de l’élafibranor est uniquement en anglais  (merci pour les analystes francophones qui si ils cherchent Elafibranor tombent sur cette Page ) fait quelques lignes, et n’a pas été mise a jour depuis plusieurs mois, 5 références d’articles dont le plus récent date de 2013 !!! malgré les énormes évolutions scientifiques apparues depuis..

Cela m’énerve car j’ai personellement contacté GENFIT à ce sujet depuis plusieurs semaines et rien ne bouge , en tout cas rapidement… Ils n’ont vraiment pas pris la mesure de la révolution de la communication moderne.

 a suivre ...


Ce qui m’énerve ! - Suite

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Pour continuer avec Wikipedia, les sociétés US prennent le temps de faire une page les présentant, ils savent que c’est important pour leur notoriété.

exemple pour INTERCEPT Pharmaceuticals qui a une page Wiki sur en.wikipedia.org

idem pour Galmed pourtant bien plus petit que GENFIT 

Je ne parle pas de la page de GILEAD  ...



Et bien sur Wikipedia, GENFIT n’existe pas ni en anglais ni en francais …

c’est moins d’une heure de boulot pourtant !!!



(bon soyons honnêtes, Tobira et Galectin n’ont pas de pages non plus)





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