DIGRESSIONS SUR GENFIT

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Les investisseurs français font vraiment pitié.

Le secteur des Biotechs françaises est un des plus beau fleuron du savoir faire français avec des entreprises innovantes que de nombreux pays nous envient  et malgré cela les investisseurs et fonds français qui achètent des Biotechs achètent des américaines.

L’exemple de Carmignac et de la tôle magistrale qu’ils se sont pris  en investissement outrageusement dans Intercept pharmaceutical, concurrente américaine directe d’une pépite française GENFIT  rappelle que, contrairement aux US , en France le patriotisme économique n’est pas de mise , au contraire, chez les fonds français, à part quelques exceptions le French bashing est de rigueur

Alors quand leurs préjugés les amènent à se prendre une grosse tôle, cela apporte un peu de satisfactions à ceux qui soutiennent contre vents et marées le savoir faire national dans la recherche clinique.


Si l’on Examine le cas GENFIT on ne peut qu’être atterrés de la misérable valorisation de cette Biotech.

Et pourtant  chaque jour amène son lot de bonnes nouvelles , mais les robots restent programmés par les fonds sur une valorisations ridicule.

 

Pour résumer :

On a un marché vierge sur une pathologie qui vient d’être qualifiée de la plus importante progression de prévalence jamais constatée. Ce marché est estimé selon les spécialistes entre 20 et 40 milliards de dollars annuels et devrait prendre son envol dès 2020.

On a une soixantaine de molécules en phases d’études avec des avancements divers ce qui montre l’intérêt de tous les gros laboratoires dans le monde pour ce marché colossal.

Seules une poignée de molécules peuvent esperer être sur le marché avant 2023 et les deux les plus avancées sont l’OCALIVA de Intercept Pharma et l’ELAFIBRANOR de GENFIT suivies du CENICRIVIROC d’Allergan et du SELONSERTIB de GILEAD.

 

Or en 2 mois on apprend :

  • Que l’OCALIVA fait l’objet d’un avertissement de sécurité par la FDA du fait de déces répétés de patients traités par cette molécule dans une autre pathologie.
  • Que les résultats du Cenicriviroc après deux ans d’étude clinique sont mauvais tant sur la NASH que la fibrose.
  • Que les résultats du SELONSERTIB  de phase 2 s’appuient sur une étude sans placébo, avec un nombre de patients ridicules.


Les molécules concurrentes sont donc bien mal en point !

Pendant ce temps là, l’ensemble des études complémentaires faites, tant in vitro que in vivo, sur l’ELAFIBRANOR confirment jour après jour son efficacité, tant sur la maladie que, ce qui est extrêmement important, toutes ses comorbidités.

Les spécialistes reconnaissent maintenant que du fait de sa sécurité d’emploi, l’Elafibranor a de grandes chances d’être prescris comme le médicament de première ligne contre la NASH.

Pour résumer on a en France un médicament qui caracole en tête de la course pour être le leader sur un marché de 30 milliards de dollars selon de nombreux spécialistes. 

La société ne valorise aujourd’hui que 700 millions et une batterie de robots se relayent jour après jour pour lui tenir la tête sous l’eau !

Cherchez l’erreur !

 


PS ceux qui ont suivi les analystes qui conseillaient il y a très peu de temps de rester a l’écart de Poxel doivent s’interroger sur leur compétence sur les BIOTECHS

 


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